Mon père s'est mis sur le tard à écrire des poèmes. Plus précisément des sonnets. Deux quatrains, deux tercets, une rigueur métronomique appliquée à des sujets aussi divers que des anecdotes privées et drôles que des hommages à Flaubert...
C'est ICI, bonne lecture.
Il n'y en a que quatre pour l'instant mais j'en posterai un ou deux par semaine.
samedi 12 janvier 2019
mercredi 9 janvier 2019
lundi 17 décembre 2018
Rendez-nous la Beauté
Comme
à chaque fois qu’intervient tel déferlement de violence, le temps
de la réflexion suit celui de la consternation, lui-même précédé
par la sidération. Strasbourg est un mausolée. On a beau revoir les
nuées de touristes réinvestir le marché de Noël, la retenue est
palpable. Et si parfois des rires et des éclats de voix se font
entendre, ils sont vite éteints par le rappel à l’ordre des
dépôts spontanés des passants aux endroits où sont tombés des
innocents : centaines de bougies et lumignons, témoignages
d’inconnus griffonnés sur des bouts de papiers, petits objets
divers déposés en offrande.
Mais
ce qui m’a surtout frappé au lendemain de la mort du tueur, c’est
l’interview de ses parents, dans l’appartement du père. Ce qui
m’a frappé, ce ne sont pas ses propos, essentiellement articulés
autour d’un conditionnel mal maîtrisé (en gros : si j’avais
su qu’il avait de tels desseins, je l’en aurais dissuadé, si
j’avais su où il se cachait, je l’aurais persuadé de se rendre
et j’aurais encore mon fils).
Ce
qui m’a frappé, c’est l’arrière-plan.
Ce
qui m’a frappé, c’est ce mur de la salle à manger portant des
traces de papier-peint en lambeaux. Des haillons muraux pendouillant
lamentablement de la cloison depuis combien de temps ? Ce qui
m’a frappé, c’est la laideur. Et qu’on ne vienne pas me dire
que c’est une question de pauvreté. On trouve sur le Bon coin des
rouleaux de tapisserie à un euro pièce.
Alors
j’ai pensé que ce qui a tué ces innocents mardi dernier, c’est
cette laideur consentie, ce mur dégradé proclamant la démission
définitive de la Beauté. Voilà sur quoi se sont posés les yeux du
futur tueur pendant toute son enfance, toute sa jeunesse. Une débâcle
esthétique devenue banale, devenue la norme. Que serait-il devenu,
et ses futures victimes avec lui, si à la place de ce mur pitoyable
le père ou la mère avait eu l’idée d’accrocher ne serait-ce
qu’une image ?
Je
me souviens que lorsque j’avais neuf ans, mes parents étaient
revenus de la foire de Marseille avec deux reproductions de tableaux
collées sur du contreplaqué : les canotiers de Renoir et un
sous-bois enneigé de Pissarro. J’ai passé des heures de mon
enfance à les admirer, ces œuvres qui trônaient sur les murs de la
salle à manger. On n’était pas très riches mais ce jour-là la
Beauté est entrée dans la maison.
Et
avec elle, la paix.
mercredi 21 novembre 2018
L'Imagier Zinzin de Viovio
Un détournement très créatif de l'Imagier Toc toc d'Edouard Manceau.
C'est ICI sur la page Facebook des éditions jeunesse Milan. Bravo aux enfants et à la maîtresse!
C'est ICI sur la page Facebook des éditions jeunesse Milan. Bravo aux enfants et à la maîtresse!
lundi 12 novembre 2018
jeudi 8 novembre 2018
mardi 23 octobre 2018
lundi 8 octobre 2018
Stage en montagne
Merci aux montagnes qui, malgré les phénomènes de tectonique des plaques et de l'érosion, bougent moins que les élèves...
dimanche 9 septembre 2018
mercredi 29 août 2018
Lostdreams
Mylène Colombero, une ancienne élève du Coudon, vient de publier Lostdreams aux éditions Sudarènes. Mylène participait régulièrement aux ateliers d'écriture/BD que je dirigeais au Lycée autrefois. Elle m'avait fait lire le manuscrit de Lostdreams (qui, me semble-t-il, portait un autre titre?). Quelques années après, voici son roman publié : de quoi encourager tous mes écrivains en herbe à persévérer.
Le lien pour se procurer Lostdreams est ICI.
Bonne lecture!
Le lien pour se procurer Lostdreams est ICI.
Bonne lecture!
jeudi 5 juillet 2018
mardi 26 juin 2018
vendredi 1 juin 2018
dimanche 8 avril 2018
Conférences sur Mélik
Au château de Cabriès :
“Samedi 21 avril, à 17H, Olivier Arnaud : Les combats de Mélik pour la peinture moderne.
Le peintre de Cabriès s’est battu pour sa conception d’une peinture
totalement contraire au snobisme et au marché de l’art. Sur les murs de
sa chapelle, il détourne les thèmes bibliques de l’Enfer, du Déluge et
du Paradis pour défendre une “sensibilité tonique” qu’il oppose à une “sensibilité viciée”.
L’enjeu de la peinture est notre rapport à la Vie, thème absolu qu’il
avait célébré dès 1932 dans son grand texte philosophique, “Tournant”.
La peinture devient un moyen et non une fin (esthétique ou commerciale).
Mélik rejoint ainsi le combat à mort d’Antonin Artaud : “L’Art
n’est pas imitation de la vie, mais la vie est imitation d’un principe
transcendant avec lequel l’art nous remet en communication.”
"Samedi 28 avril, à 17H, Jean-Marc Pontier : Edgar Mélik par-delà le réel.
Edgar Mélik a toujours entretenu des rapports très fluctuants avec le
réel. Si ce peintre de la matière a commencé par des sujets
d’inspiration réaliste, il s’est peu à peu détaché du motif pour nous
proposer des œuvres issues d’un imaginaire foisonnant. C’est ce rapport
paradoxal entre rêve et réalité qu’il s’agira d’interroger : comment
Mélik, enfermé dans le quotidien de son château a t-il finalement résolu
sa relation au réel ? Jean-Marc Pontier tentera de répondre à cette
question à travers un diaporama permettant de (re)découvrir l’œuvre du
Maître de Cabriès."
“Samedi 2 juin, à 17H, Causerie entre le galeriste Vincent Bercker et l’artiste François de Asis, prélude à l’exposition de cet été consacrée à ce peintre au musée Edgar Mélik”
Venez nombreux au musée Edgar Mélik pour partager ensemble ces moments de découverte
mardi 20 mars 2018
dimanche 24 décembre 2017
Joyeux 2018
C'est un petit bijou de tableau de 8 x 8 cm acheté 10 euros sur un marché à Strasbourg. Un chien solitaire. La forme des oreilles est reprise dans les initiales de l'artiste, en bas à droite. Notez la tache rouge du collier, la mouvance romantique du paysage, la vague qui se brise à droite. C'est Goya et Delacroix réunis. Je n'aime pas les chiens mais ce n'est pas un chien, c'est une peinture.
Bonne année à tous.
dimanche 17 décembre 2017
dimanche 26 novembre 2017
Un livre pour Mélik
Depuis quelques années mon ami le secrétaire de l'association des Amis d'Edgar Mélik, Olivier Arnaud, travaille à l'étude de la peinture d'Edgar
Mélik (1904-1976).
Le prestigieux éditeur d'art (depuis 1937!) SOMOGY aura le privilège de donner enfin à Mélik la monographie qu'il mérite. Un livre entre 200 et 300 pages,
150 reproductions couleur, grand format (24 x 28 cm), couverture cartonnée, etc. pour un prix de vente raisonnable en
librairie (réseau Flammarion).
L'éditeur demande toutefois un apport financier qui couvrira les frais
incompressibles. L'association des Amis du Musée Edgar Mélik a accepté de
récolter les chèques de la souscription.
Il est indispensable d'être nombreux à se mobiliser pour que sorte ce livre d'art sur Mélik !
C'est ICI (blog Mélik) pour la souscription!!!
samedi 25 novembre 2017
Les Cahiers Max Jacob 17/18
Ils viennent de paraître et sont consacrés au centenaire du Cornet à dès. J'y ai cosigné avec Patricia Sustrac un article sur l'exemplaire enluminé du Cornet à dès de la BNF. En fin de volume on y trouvera aussi un compte-rendu de l'excellente série les Aventuriers de l'Art moderne. En milieu de revue est reproduit le manuscrit autographe de Max Jacob relié par Paul Bonet dont voici deux pages superbes :
Pour se procurer les Cahiers Max Jacob, c'est ici.
mardi 21 novembre 2017
Retour de Toulon
Table ronde avec Renaud Natiez, Bruno Suzanna et Myself. Merci à MH pour les photos. C'est bon de revenir au Païs!
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